L’OREME à l’Élysée en soutien à la candidature du Pic du Midi au patrimoine mondial de l’UNESCO

Publié par OSU OREME, le 11 juin 2026

Agnès Lèbre, directrice de l’OREME et astronome de l’Université de Montpellier, et Eric Josselin, enseignant-chercheur de l’Université de Montpellier, lors de la cérémonie organisée au palais de l’Élysée le 9 juin 2026 en soutien à la candidature du Pic du Midi et de son observatoire au patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’OREME à l’Élysée pour le Pic du Midi

Le 9 juin 2026, Agnès Lèbre, directrice de l’OREME, a représenté l’Observatoire de Recherche Montpelliérain de l’Environnement au palais de l’Élysée, lors de la cérémonie consacrée à la candidature du Pic du Midi et de son observatoire au patrimoine mondial de l’UNESCO. Eric Josselin, enseignant-chercheur à l’Université de Montpellier, ancien directeur scientifique du Pic du Midi et membre du Conseil d’administration de l’OREME, était également présent.

Cette invitation inscrit l’OREME parmi les acteurs scientifiques attentifs à cette candidature, qui met en lumière un site où l’observation, l’histoire des sciences, l’engagement collectif et la transmission occupent une place centrale. Le Pic du Midi est inscrit depuis 2022 sur la Liste indicative française du patrimoine mondial de l’UNESCO.

© Matthieu Pinaud - Pic du Midi

Un observatoire scientifique pionnier, un patrimoine vivant

Perché à 2 877 mètres d’altitude, le Pic du Midi de Bigorre est le plus ancien observatoire de haute montagne au monde, et il est toujours en activité. Sa candidature met en avant un paysage naturel et culturel exceptionnel, façonné depuis plus de 150 ans par l’observation scientifique, l’engagement des communautés locales et la coopération entre science et tourisme.

La charte d’adhésion aux valeurs du Pic du Midi rappelle que l’observatoire illustre de manière remarquable la période pionnière des premiers observatoires scientifiques de haute montagne, avec une première station météorologique installée au col de Sencours dès 1873-1874, puis un transfert au sommet du Pic du Midi pour un premier hivernage scientifique en 1880-1881.

Au fil de son histoire, le Pic du Midi s’est illustré dans de nombreux domaines : observations atmosphériques, réchauffement climatique, observations solaires, photographie stellaire, spectrométrie, rayons cosmiques ou encore calculs liés à la conquête spatiale.

L’OREME aux côtés de l’OMP : affirmer une dynamique scientifique régionale

La présence de l’OREME à cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique collective plus large : celle des observatoires des sciences de l’Univers d’Occitanie, mobilisés autour de la recherche, de l’observation sur le temps long et du dialogue entre science, société et territoires.

Aux côtés de l’Observatoire Midi-Pyrénées (OMP), directement impliqué dans l’histoire et les activités scientifiques du Pic du Midi, l’OREME a souhaité afficher son soutien à une candidature qui dépasse le seul cadre patrimonial. Elle rappelle le rôle majeur des observatoires dans la production de connaissances, la structuration d’infrastructures scientifiques et la transmission des enjeux environnementaux et climatiques.

Cette mobilisation souligne aussi les liens forts qui relient les laboratoires de recherche en astrophysique de la Région Occitanie, l’IRAP à Toulouse et le LUPM à Montpellier, engagés ensemble sur plusieurs Services Nationaux d’Observation de l’INSU/CNRS  : PLATO, POLLUX, SVOM et TBL.

Science, patrimoine et ancrage collectif : un enjeu commun

La candidature du Pic du Midi rappelle qu’un grand site scientifique n’est pas seulement un point d’observation. C’est aussi un lieu où se croisent des communautés de recherche, des savoir-faire techniques, une histoire collective et des enjeux de transmission.

Cette approche fait écho aux missions de l’OREME : fédérer des équipes scientifiques, accompagner des dispositifs d’observation, rendre visibles les connaissances produites sur les socio-écosystèmes qui nous entourent et contribuer à éclairer les transitions environnementales.

En soutenant cette candidature, l’OREME affirme son attachement à une science inscrite dans le temps long, attentive aux patrimoines naturels, culturels et scientifiques, et construite en dialogue avec les acteurs académiques, institutionnels et locaux.

Une candidature emblématique pour la science française

Pour l’OREME, cette invitation constitue à la fois une reconnaissance institutionnelle et une opportunité : celle de renforcer les liens avec les partenaires scientifiques, académiques et territoriaux engagés dans les grands enjeux de recherche et d’observation en Occitanie. 

L’OREME adresse tous ses vœux de réussite au Pic du Midi, à l’Observatoire Midi-Pyrénées et à l’ensemble des acteurs engagés dans cette candidature, qui porte haut les valeurs de la recherche, de l’observation scientifique et de la transmission.