Une nouvelle voie pour reconnecter l’homme à la biosphère. La nouvelle voie est celle de la viabilité conjointe des systèmes humains (sociaux) et des systèmes non-humains (écosystèmes). La viabilité des sociétés humaines dépendante de la viabilité des systèmes non-humains, on parle de coviabilité socio-écologique.
La viabilité de tout système dépend des modes de régulation qui interviennent vis-à-vis des contraintes internes et externes au système concerné. L’objectif est de maintenir en vie, en durabilité, en capacité d’adaptation et de résilience le système humain avec le reste du vivant ; que ce dernier évolue dans un espace de coviabilité délimité par un seuil de viabilité au-delà duquel les sociétés humaines se mettent en péril avec les non-humains.
C’est la régulation qui permet de ne pas dépasser ce seuil. Ainsi, la recherche d’une science de la durabilité se concentre ici sur des expérimentations en contextes réels au moyen de pactes territoriaux. Le groupe social au sein de son territoire maintient son niveau de viabilité grâce à la coviabilité socio-écologique qu’il va pouvoir assurer entre sa manière d’exister (pratiques, comportements, décisions, …) et le vivant dans lequel il évolue. Afin d’y parvenir, une mobilisation collective des acteurs territoriaux s’impose pour construire un destin commun, assurer l’avenir même du territoire. L’enjeu se situe dans l’anticipation, l’adaptation voire la résilience face au changement climatique et l’effondrement de la biodiversité. Les réponses sont collectives. Outre les pratiques individuelles, l’urgence écologique nécessite que les membres des groupes sociaux constitutifs du territoire se fédèrent pour faire collectif, « faire pacte » pour se donner un futur.