OcéanoRue : de l’art urbain à la street science !
Publié par L'Ifremer en Méditerranée, le 8 juin 2026
Durée de lecture : env. 3 min.
Du 2 au 5 juin, Marion Richard, chercheuse à l’Ifremer au sein du Laboratoire Environnement Ressources d’Occitanie et de l’UMR Marbec, et l’artiste Quentin Chaudat ont lancé, à Sète, leur exposition urbaine OcéanoRue. Premiers coups de pinceau d’un projet alliant art et science, qui vise à apporter une touche d’océan dans les villes bordant la lagune de Thau et à sensibiliser les citoyens à ses enjeux de préservation.
OcéanoRue, c’est la rencontre entre une scientifique et un artiste, entre l’art et la science. L’objectif ? Toucher les citoyens par l’émerveillement artistique (et scientifique), leur donner envie de découvrir, de comprendre et d’apprendre, et (pourquoi pas ?!) de protéger, de transmettre et d’enseigner les enjeux océaniques. Un vrai défi que se sont lancé Marion et Quentin !
Ça peut donner du sens à une œuvre artistique que d’y associer un contenu scientifique. Pour moi, c’est vraiment intéressant de pouvoir mettre un savoir-faire au service de la science.
Quentin Chaud, artiste, directeur artistique de l'agence "Des Ricochets sur les Pavés".
L’originalité de leur projet, c’est que les fresques sont « connectées » ; elles sont accompagnées de QR codes qui renvoient vers un site web ressourçant tout un tas d’informations et de contenus explicatifs sur les éléments représentés.
L’océan… dans la rue
OcéanoRue, c’est aussi une initiative locale et urbaine, sur le territoire de Thau, qui abrite la plus grande lagune d’Occitanie, le premier bassin conchylicole de Méditerranée, pays de pêche, de tourisme… et d’artistes. Une zone aux enjeux multiples que Marion et Quentin essaient aussi de faire figurer dans leurs œuvres.
Avec l’appui des partenaires scientifiques et territoriaux du pourtour lagunaire, ils se sont lancés dans un chantier de 4 fresques sur le thème de la biodiversité lagunaire et méditerranéenne, ainsi que des impacts du réchauffement climatique sur l’océan et le milieu marin au sens large. La première d’entre elles a été réalisée sur la station Ifremer de Sète, tandis que la seconde occupe désormais tout un mur sur le boulevard Verdun de Sète. Cette dernière a été inaugurée à l’occasion du K-Live, le festival Sea, Art & Sound, qui se tient du 2 au 7 juin dans la ville de Georges Brassens. Étaient aussi présent les élus des trois communes sur lesquelles se trouveront les différentes fresques : Sète, Balaruc et Mèze, mais également le maire de Bouzigues, intéressé par le concept pour y donner une suite.
« Art-Science » : Art ET Science !
OcéanoRue, c’est une action qui émane de la science. En effet, tout cela n’aurait pas été possible sans un appel à projets art-science lancé dans le cadre du Programme prioritaire de recherche (PPR) Océan et Climat. Piloté par l’Ifremer et le CNRS, au profit de toute la communauté scientifique, ce programme a été lancé en 2021 pour structurer les forces de recherche françaises afin de mieux connaître l’écosystème océanique et de mieux le protéger. Une vaste ambition qui nécessite aussi de sortir la science des laboratoires. C’est justement l’intention d’OcéanoRue.
L’idée de notre projet, c’est de faire plus de science en société, de transmettre des connaissances aux citoyens pour appréhender le rôle de l’océan et de la biodiversité, ainsi que les impacts du changement climatique sur ces derniers. L’objectif, c’est d’amener la science directement dans la rue et de toucher, d’émouvoir le citoyen par l’art. Il me semble que c’est plus incitatif de protéger quelque chose que l’on connaît bien.
Marion Richard, chercheure en écologie marine à l'Ifremer (LER OC/UMR Marbec).
Il ne vous reste plus qu’à réserver vos prochaines vacances à Thau pour aller voir le résultat ! Et en attendant vous pouvez aller découvrir leurs œuvres et contenus scientifiques sur le site officiel de l'exposition "Viens, Approche et Plonge : L'Océan est dans ta Rue"
Rédaction : Thomas Pellissier
Image de couverture : Ifremer, Thomas
